Sans image: Muffins salés aux tomates séchées et coeurs d’artichauts

Enfin, des vacances!

Les derniers mois ont été un marathon de concours et de rédaction de mémoire. Pas le temps ni l’énergie de cuisiner, encore moins d’écrire un article. J’avais même plus très envie de manger (un état extrêmement inhabituel chez moi), et quand ça devenait urgent, je me nourrissais de ce que j’avais sous la main, sans recherche.

Là-dessus, on m’a volé mon appareil photo; ce qui explique pourquoi cet article est sans image… Le temps que j’en achète un autre et que j’apprenne à m’en servir, il va falloir faire travailler votre imagination!

Donc, imaginons – un jour festif au début des vacances, déjeuner sur la terrasse, sous un parasol à rayures un peu bancal. J’ai fait, en entrée, des muffins salés que j’ai recouvert d’un glaçage de fromage de chèvre frais, surmonté d’une délicate fleur de fenouil. Les muffins sont moelleux et parfumés d’herbes de Provence, de tomates séchées et de petits cœurs d’artichauts marinés à l’italienne. Pour les accompagner, une grosse poignée de salade verte. Il fait chaud, mais pas trop – juste assez pour avoir un prétexte pour se resservir du rosé. Musique: cigales, bien entendu.

Alors, ça vous parle?

La base de ces muffins est très fortement inspirée d’une recette de Marie Chioca, que j’ai adoptée parce que je la trouve particulièrement moelleuse et saine. Comme le suggère Marie, vous pouvez faire un repas avec deux ou trois de ces muffins avec quelques crudités; moi, je les ai servis en entrée (un par personne).

 

Muffins salés aux tomates séchées, cœurs d’artichauts et chèvre frais

Pour 6 à 7 muffins:

  • 120g de farine T110 de grand épeautre ou de blé
  • 1/2 sachet de levure
  • 1 yahourt
  • 1/2 pot de yahourt d’huile d’olive
  • 3 oeufs
  • sel (une pincée), poivre
  • une dizaine de pétales de tomates séchées
  • 90g de cœurs d’artichauts marinés en conserve
  • 1 cuillerée à café d’origan
  • 1/2 cuillerée à café de thym

Pour le « glaçage » au chèvre frais:

  • 60g de chèvre frais
  • environ 2 cuillerées à soupe de lait
  • Décoration: fleurs et feuilles de fenouil, ou autres herbes ou fleurs comestibles

 

Préchauffez le four à 180°C.

Coupez les tomates séchées et les artichauts en petits morceaux.

Dans un saladier, mélangez la farine, la levure, le sel et le poivre. Faites un puits.

Dans un autre bol, battez les œufs à la fourchette et mélangez avec le yahourt, l’huile et les herbes. Versez dans le saladier avec la farine et mélangez rapidement au fouet. Ajoutez les morceaux de légumes et mélangez rapidement. Remplissez des moules à muffins avec la pâte et enfournez pour 20 minutes. Une fois cuit, démoulez et laissez complètement refroidir sur une grille à pâtisserie.

Préparez le glaçage: travaillez le chèvre avec le lait pour obtenir une sorte de crème onctueuse. Tartinez-en les muffins avec un couteau. Pour que ce soit joli, égalisez le chèvre avec le plat du couteau en partant du sommet du muffin vers les bords, en tournant le muffin au fur et à mesure pour former un motif de rosace. Décorez selon votre inspiration avec des herbes ou des fleurs comestibles (je précise parce qu’on sait jamais… le laurier rose, c’est très joli mais je vous le déconseille si vous voulez vivre vieux).

 

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Tarte paysanne au céleri et au canard – pâte au seigle et à la graisse de canard

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Alors… c’est un genre de tarte…

Je reconnais que ce n’est pas très engageant, mais je crois que l’idée de faire une tarte au céleri me vient de l’épisode de Kaamelott où Séli fait une tarte pour la fête du printemps (« Mais comment vous arrivez à faire un truc aussi immonde avec des ingrédients normaux? »): http://www.tagtele.com/videos/voir/54024/ . Mais rassurez-vous: ce plat n’a en commun avec les prouesses culinaires de Séli que le céleri et la forme de tarte.

Oui, je suis tellement obsédée par la bouffe que dès que j’entends la description d’un plat, même bizarre, j’ai envie de l’essayer. J’ai beaucoup fantasmé sur le gâteau « mangez-moi » d’Alice au pays des merveilles, la galette du petit chaperon rouge, et bien sûr les dragées surprise de Bertie crochue et les patacitrouilles (la grande frustration de ma vie)!

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Pour cette tarte, allez attraper un canard, plumez-le… ou contentez-vous d’acheter un bon magret comme des citadins. Fumez-le vous-même (c’est pas une blague cette fois-ci) en suivant les instructions données par Piment Oiseau. Fumer soi-même du magret, c’est très bon et beaucoup moins cher que le magret fumé en tranches transparentes vendu plus cher que le foie gras dans le commerce… Il faut juste être un peu patient, parce qu’il faut saler la viande pendant une nuit, puis la fumer pendant quelques heures.

Quand j’ai fait cette tarte, je cherchais en fait à utiliser un petit reste de mon magret fumé, ainsi que la graisse. J’ai donc fait une pâte à tarte au seigle et à la graisse de canard fumée: ne vous effrayez pas, la graisse de canard c’est délicieux et très bon pour la santé (paraît-il). Ca a donné un parfum de volaille généreux à toute la tarte (j’ai dit de volaille, pas de poulailler!), un goût un peu noisetté.

Pour récupérer la graisse: détachez la peau du magret fumé et incisez-la légèrement avec un couteau bien aiguisé. Mettez-la dans une poêle à feu doux et récupérez au fur et à mesure la graisse fondue, avec une cuillère à soupe. Laissez refroidir. Je vous conseille de récupérer toujours la graisse des magrets de cette façon, on peut l’utiliser pour sauter des légumes, etc.

Si toutefois vous n’avez pas envie de fumer un magret de canard, vous pouvez utiliser de la graisse de canard du commerce, ou de l’huile d’olive, ou du beurre… mais dans ce cas, il faudra ajouter une pincée de sel à la pâte, car la graisse du magret fumé est salée. Vous pouvez remplacer les dés de canard dans la garniture par du jambon cru.

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Tarte paysanne au céleri et au canard

Pour la pâte:

  • 150g de farine de seigle T130
  • 50g de farine de blé T110
  • 60g de graisse de canard froide (figée)

Pour la garniture:

  • 1/2 oignon (ou plus si vous voulez)
  • environ 6 branches de céleri
  • 2 cuillérées à soupe de raisins secs
  • un talon de magret fumé (j’ai fumé le mien au romarin et au thym), j’ai pas pesé, désolée…
  • huile d’olive

Pour la liaison:

  • 3 œufs
  • 10cl de crème de soja
  • sel, poivre, noix de muscade

 

Préparez la pâte: mélangez les farines dans un saladier. Ajoutez la graisse de canard et travaillez du bout des doigts pour répartir la graisse dans la farine et obtenir une consistance sablée. Ajoutez de l’eau froide en petite quantité jusqu’à obtenir une pâte homogène, souple et facile à mettre en boule. Enveloppez la pâte de film étirable (oui, je sais, c’est pas écolo, mais si vous avez mieux pour empêcher la pâte de sécher, vous me dites) et réservez au frais pour 30 min.

Préchauffez le four à 210°C.

Nettoyez le céleri et détaillez-le en tronçons.

Emincez l’oignon et faites-le revenir à la poêle à feu doux dans un peu d’huile d’olive jusqu’à ce qu’il soit blond. Augmentez le feu et ajoutez les morceaux de céleri. Faites sauter quelques minutes pour les attendrir. Réservez.

Etalez la pâte puis déposez-la dans un moule à tarte, beurré et fariné si nécessaire. Déposez les légumes sur le fond de tarte. Emincez le canard en petits « lardons » et répartissez-les sur la tarte. Répartissez de même les raisins secs.

Préparez la liaison: battez les œufs en omelette dans un saladier avec la crème. Salez, poivrez et assaisonnez de noix de muscade. Versez la liaison sur le fond de tarte.

Enfournez pour 40 minutes.